Myriam Boucher

Compositrice et artiste vidéo, Myriam Boucher vit et travaille à Montréal au Canada.
Elle a obtenu un baccalauréat en musiques numériques de l’Université de Montréal en 2017. Elle est actuellement doctorante en composition vidéomusicale à l’Université de Montréal et a reçu la bourse Joseph-Armand Bombardier.
Son travail sensible et polymorphe porte sur le rapport organique entre la musique, le son et l’image. Fascinée par la nature, elle crée de la musique visuelle inspirée du paysage et du rapport que l’être humain entretient avec celui-ci. Sa création est orientée vers des œuvres de musique visuelle, de performance audiovisuelle, de projets immersifs et du Vjing. Les compositions de Myriam Boucher prennent forme au sein d’œuvres de vidéomusiques et de performances audiovisuelles solos, collaboratives et pour ensembles.
Son travail a été présenté dans plus d’une centaine d’évènements et de festivals internationaux, dont Mutek (CA, AE), Kontakte (DE), Igloofest (CA), Rendez-vous du cinéma québécois (CA), le Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg (FR) et Akousma (CA).

 

Mot de l'artiste:

J’habite à Montréal, au Québec. Je ne connaissais pas la ville de Poitiers avant d’y mettre les pieds pour la première fois en juin 2019. Ars Nova m’avait demandé de composer la Signature sonore de la ville. J’y étais donc en mode découverte, avec mon enregistreuse audio et ma caméra. Écouter, voir et vivre la ville de long en large, à la rencontre de ses habitant.es, de son histoire, de son dynamisme — de sa beauté. À pied, à vélo, en voiture et en bus, j’ai déambulé à travers ses rues, sa forêt, ses parcs et ses églises, parcouru la rive du Clain. De retour au Québec, j’étais imprégnée de cette douceur poitevine et de la musicalité que la ville m’avait offerte. Je suis revenue à Poitiers en septembre pour enregistrer les musicien.nes d’Ars Nova et finaliser la composition sonore. Les cloches de l’église Sainte-Radegonde, les grenouilles du Parc floral de la Roseraie, le vent dans les feuilles d’arbres du Jardin botanique universitaire, l’eau de l’Îlot Tison et les oiseaux de la Villa Bloch se mêlent aux instruments qui incarnent tour à tour le train, les cloches, les oiseaux, le vent et la dynamique de la ville. La Signature est ponctuée des harmoniques de la harpe, cet instrument à l’histoire si riche, comme l’est celle de Poitiers. Cette Signature sonore a la volonté de se fondre dans la ville et de s’y imprégner.

Myriam Boucher