La direction artistique

Deux personnalités majeures de l’art et de la culture ont  décidé de s’engager pleinement dans cette aventure aux côtés de la Ville de Poitiers, en assurant la direction artistique de cette première édition :

  • Emma LAVIGNE : Présidente du Palais de Tokyo, auparavant directrice du Centre Pompidou-Metz et commissaire de la Biennale d’art contemporain de Lyon 2017, historienne de l’art et commissaire d’expositions ;
  • Emmanuelle DE MONTGAZON : Docteure en histoire de l’art contemporain, commissaire d’expositions indépendante, native de Poitiers.

Il s’agit d’une direction artistique partagée, pour un croisement de regards sur une ville que l’une va découvrir en profondeur et que l’autre connait déjà intimement.

La coordination et l’organisation générale de l’événement est assurée par la Ville de Poitiers.

Docteur en histoire de l’art contemporain, Emmanuelle de Montgazon fut attachée culturelle à l’Ambassade de France à Tokyo puis à New York de 1997 à 2006. C’est dans ce cadre qu’elle a coordonné et développé les Fonds franco-américains (Fonds Etant Donnés) dans les domaines de l’art contemporain, de la musique et du Théâtre et fut coordinatrice générale du Festival de Théâtre contemporain français à New York, ACT FRENCH (2005), puis co-organisatrice du Festival European dream 06 (2006) avec le soutien de l'Union Européenne.

Basée à Paris depuis 2007, elle a mené plusieurs missions de développement et d'accompagnement à l’international auprès d'artistes et d'institutions culturelles : le Théâtre de Gennevilliers (Pascal Rambert), Le CCN de Montpellier (Mathilde Monnier), CNDC d'Angers (Emmanuelle Huynh), et les artistes Alain Buffard, Gisèle Vienne et  Céleste Boursier-Mougenot et Ryoji Ikeda dont elles dirige encore le studio à Paris et Kyoto.

De 2013 à 2016, elle a été responsable de la programmation inaugurale des évènements artistiques à la Fondation Louis Vuitton à Paris.

En tant que commissaire indépendante, ses recherches portent  particulièrement sur des démarches artistiques ouvertes et transversales, à la lisière des différentes formes de l’art. Elle a notamment été invitée à concevoir une série de performances pour la première Triennale de Aichi - Nagoya, Japon en 2010 et par le Centre Pompidou Metz pour  le programme 10 evenings de la Saison Japonaise en 2017.

Depuis 2012, Emmanuelle de Montgazon continue ses recherches sur la performance tout en développant des liens privilégiés avec le Japon. Conseillère de la Odawara Art Foundation, elle accompagne son fondateur, l’artiste Hiroshi Sugimoto notamment dans le cadre du Festival d’Automne à Paris, pour sa création de théâtre de Marionnettes, Sugimoto Bunraku et conçoit avec lui sa première exposition personnelle à Paris, Hiroshi Sugimoto Accelerated Bouddha (2013) à l’invitation de la Fondation Pierre-Bergé- Yves Saint Laurent. En 2019, elle coordonne sa nouvelle création pour l’Opéra de Paris.

 

Docteur en histoire de l’art contemporain, Emmanuelle de Montgazon fut attachée culturelle à l’Ambassade de France à Tokyo puis à New York de 1997 à 2006. C’est dans ce cadre qu’elle a coordonné et développé les Fonds franco-américains (Fonds Etant Donnés) dans les domaines de l’art contemporain, de la musique et du Théâtre et fut coordinatrice générale du Festival de Théâtre contemporain français à New York, ACT FRENCH (2005), puis co-organisatrice du Festival European dream 06 (2006) avec le soutien de l'Union Européenne.

Basée à Paris depuis 2007, elle a mené plusieurs missions de développement et d'accompagnement à l’international auprès d'artistes et d'institutions culturelles : le Théâtre de Gennevilliers (Pascal Rambert), Le CCN de Montpellier (Mathilde Monnier), CNDC d'Angers (Emmanuelle Huynh), et les artistes Alain Buffard, Gisèle Vienne et  Céleste Boursier-Mougenot et Ryoji Ikeda dont elles dirige encore le studio à Paris et Kyoto.

De 2013 à 2016, elle a été responsable de la programmation inaugurale des évènements artistiques à la Fondation Louis Vuitton à Paris.

En tant que commissaire indépendante, ses recherches portent  particulièrement sur des démarches artistiques ouvertes et transversales, à la lisière des différentes formes de l’art. Elle a notamment été invitée à concevoir une série de performances pour la première Triennale de Aichi - Nagoya, Japon en 2010 et par le Centre Pompidou Metz pour  le programme 10 evenings de la Saison Japonaise en 2017.

Depuis 2012, Emmanuelle de Montgazon continue ses recherches sur la performance tout en développant des liens privilégiés avec le Japon. Conseillère de la Odawara Art Foundation, elle accompagne son fondateur, l’artiste Hiroshi Sugimoto notamment dans le cadre du Festival d’Automne à Paris, pour sa création de théâtre de Marionnettes, Sugimoto Bunraku et conçoit avec lui sa première exposition personnelle à Paris, Hiroshi Sugimoto Accelerated Bouddha (2013) à l’invitation de la Fondation Pierre-Bergé- Yves Saint Laurent. En 2019, elle coordonne sa nouvelle création pour l’Opéra de Paris.

 

« La traversée réaffirme que le monde n’est pas un processus sans bavure », déclare le
philosophe Jean-Godeffroy Bidima, dont les travaux sur l’identité africaine s’articulent autour
de cette notion qu’il envisage comme résolument plurielle. Alors que la question migratoire
est au coeur de nos sociétés, et que l’Occident peine à sortir du discours post-colonial, le projet
Traversées questionne les ressorts du voyage et du déplacement, qui irriguent l’oeuvre de
Kimsooja et d’artistes qui captent et traduisent les flux perceptibles et invisibles d’un monde
de plus en plus instable.

Donner symboliquement les clefs de Poitiers à Kimsooja, c’est offrir à son oeuvre la possibilité
d’être ré-investie, de s’ancrer dans une autre temporalité, d’y inscrire en filigrane de nouvelles
lignes, tissées avec la pensée de Michel Foucault, avec la mémoire de l’ancien Palais, ou la
générosité vibrante de la Villa Bloch… Ces traversées esquissent dans le même temps un
nouveau chapitre dans cette cité à l’histoire millénaire, qui ne sera pas seulement racontée,
mais vécue et partagée. Les habitants de la ville et les visiteurs deviennent des marcheurs
arpentant, sur les traces des artistes, ces bifurcations en une désorientation qui ouvre sur
l’infini du monde.

La traversée est un voyage, une expérience de l’altérité et de l’hospitalité.
Traversées \ Kimsooja propose, non pas des routes tracées, mais des chemins suggérés où
chacun peut inventer son propre voyage.

L’oeuvre de Kimsooja transfigure l’espace en expérience sensible. Elle creuse l’architecture des
différents édifices, y laisse advenir de nouvelles sensations, en fait vaciller la stabilité.
« Je voudrais créer des oeuvres qui soient comme l’eau et l’air, qui ne peuvent être possédées
mais qui peuvent se partager avec tout le monde », confie Kimsooja.
Les oeuvres des artistes invités pour Traversées \ Kimsooja s’immiscent dans la ville et
offrent des réceptacles partagés pour des corps oppressés par les dissonances du monde,
qui progressivement respirent à l’unisson. Il se dégage de ces propositions artistiques une
émotion, la prise de conscience qu’à présent nous pouvons concevoir, selon les mots de
Jean-Paul Sartre à la veille de la Seconde Guerre mondiale, « ce qu’est une émotion. C’est une
transformation du monde ».

Emma Lavigne et Emmanuelle de Montgazon